15 jours d’attente

Demain ça fera 15 jours que Gabriel a fait sa prise de sang. Et qu’on attend les résultats.
J’ai déjà été au courrier aujourd’hui. Il y avait un tas de prospectus et une lettre adressée au précédent propriétaire (déménagé depuis 6 ans et demi. Rien que ça).
Mais de lettre en provenance de l’hôpital il n’y avait pas.

15 jours. Ça commence à faire long.
Et contrairement à l’adage populaire, plus long n’est pas forcément bon.

J’ai cessé de faire des pronostiques sur les résultats en fonction de la durée d’attente.
Il peut y avoir plein de raison à ce délai.
Un résultat qui laisserait apparaître un problème, et des analyses refaites pour être sur.
Ou une charge de travail importante pour le labo. Et des congés du personnel. Et un rapport pas forcément urgent à écrire si les résultats sont bons, et qui se retrouve sous la pile.

Quoiqu’il en soit on attend.
On se pose des questions. On se torture l’esprit. On se demande vers quoi on va.
Et on espère.

Au début je me suis dis que cette attente, c’était peut être nos derniers jours de tranquillité avant…
Avant quoi au juste? Avant d’engager une nouvelle bataille? Avant de reprendre notre sourire et de dire des « tout va bien » à nos enfants? Avant de recommencer à serrer les dents parce qu’il faut confier nos enfants aux bons soins du milieu hospitalier?

Si les résultats reviennent positifs, on ne sait pas ce que ça veut dire, ce que ça va changer dans notre quotidien, ce que ça va ajouter comme contraintes à Gabriel. On ne nous a rien dit. Normal, on attend les résultats.
Mais on sait déjà qu’il faudra encore se coltiner les phrases du genre « ça va aller, il faut être vigilent ». Qui ne veulent rien dire au fond. Qui ne nous renseigne pas sur ce que l’on doit faire.
Peut être qu’il n’y aura rien à faire. Juste « être vigilent »?
Mais c’est quoi « être vigilent »?

Et puis on se coltinera les réflexions des « tranquille chez eux ». Ces personnes pour qui « la médecine fait des miracles », qui connaissent « quelqu’un qui a la même chose et qui va très bien », qui nous disent « que c’est rien ça », et parfois qui ajoutent « moi je connais quelqu’un c’est vraiment dur ». Des gens a qui il n’arrive rien ou pas grand chose, qui se plaignent parfois pour pas grand chose, mais comme ça leur arrive à eux c’est forcément grave. Mais si ça arrive à nos enfants, hein, c’est forcément pas très grave, pas très intéressant.
On est encore dans l’attente de savoir, et j’ai déjà eu ma flopée de phrase maladroite.
Ça me tue ce genre de comportement.
Parce que, même si « ça se soigne » et « qu’il y a pire », je préférerais que mes gosses soient en bonne santé. Au pire être à leur place. Je préférerais les emmener s’amuser plutôt que d’attendre dans des hôpitaux, plutôt que subir des examens parfois douloureux, souvent désagréable. Merde à la fin.

Mais on sourit, on sert les dents, et on attend. C’est tout. Y’a rien d’autre à faire.

J’espère qu’ils vont arriver vite ces résultats.
Parce que se pointe une autre crainte: que l’échantillon se soit égaré, qu’il faille refaire une prise de sang « pour le fun » et devoir encore attendre.
Je ne suis pas sur d’avoir encore la patience.
Et pourtant…y’a rien d’autre à faire.

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