9 mars. Et un peu avant.

Les derniers jours avant notre départ ont été mouvementé. Et par moment un peu pénible. Et fatiguant.
Nous avons été un peu tendu.
Gabi a fait plus de bêtises que d’habitude.
Alex et moi avons été moins patient. Moins avec Gabi, moins avec nous même. Un peu centré sur nous même.
Et Valou a été ronchon. Il a très mal dormi les nuits précédentes, faisant comme des insomnies.
Mélange détonnant.

A partir du jeudi Gabi est un peu malade. On lui a demandé de limiter les contacts avec frère, c’était pas le moment qu’il tombe malade lui aussi. Et en même temps ça faisait mal au coeur de lui dire justement maintenant de ne pas trop lui faire de bisous…
Peine perdu le samedi, Gabi tousse, Valentin à la goute au nez. 😦

Au milieu de nos préparatifs pour le départ, Alex comme moi avons profité de chaque moment possible pour des câlins, des bisous, que se soit avec notre grand ou avec notre petit.
Par moment les larmes aux yeux, la difficulté de ne pas craquer, l’obligation de prendre sur nous et de continuer.

Beaucoup de fatigue. Morale et physique.
J’ai pour ma part eu l’impression de bruler mes dernières forces, en me disant que ça y était la ligne d’arrivée était là, toute proche. Qu’il fallait tenir encore un peu. Encore un pas, encore un jour. Ne pas s’économiser. Bientôt je pourrais me reposer. Enfin.

Ma soeur et mon beau frère sont venus chercher le chien dimanche. Le samedi je lui ais fait une grande toilette.
Un de casé pour qui je n’avais plus à m’inquiéter. Ils sont reparti de bonne heure.

Nous avons regroupé les sacs. Nous avons fait un peu de ménage.
Nous avons avancé mollement, peu pressé de quitter la maison. Seul Gabriel avait hâte de s’en aller pour commencer ses vacances. Il nous a posé 50 fois la question du départ, ce qui nous a forcément tapé un peu sur le système.
Nous on voulait encore quelques câlins. Encore des bisous. Encore et encore des mots doux.

La journée est passée rapidement.
Nous avons chargés la voiture. Surtout moi, spécialiste du « tétris bagages ».
Nous avons attachés les enfants dans leurs sièges auto. Et fermé la maison.

Et on a pris la route.

Une petite heure pour arriver au havre.
Déposer les enfants. Ranger la voiture dans le garage de mes beaux parents, pour éviter d’avoir à la vider complétement. Et se (re)poser un peu.

Dans la soirée on se rend compte que Valentin à 38° de fièvre. Ce n’est pas beaucoup. Mais qu’elles conséquences cela pourra t’il avoir sur l’opération? Est ce qu’elle va être annulée? Il est trop tard de toute façon : nous ne sommes plus en mesure de voir notre pédiatre, et si j’appelle l’hôpital je sais déjà qu’ils vont me dire de venir pour le voir et décider après.
On lui donne un dolipran. Et on espère que ça passe.

Alex a dormi avec Gabi. Moi avec Valentin.
Gabriel a eu un peu de mal a se coucher, il avait plein de question sur le coeur de son petit frère. J’ai patiemment répondu, j’ai pris plus de temps que d’habitude. Pour être sur qu’il n’y est pas d’inquiétudes après notre départ.

Le lendemain, le 9 mars, debout de bonne heure. Il faut ranger nos petits sacs, recharger la voiture, partir.
Laisser Gabriel derrière nous, entre de bonnes mains. Heureux. Nous avons eu raison de lui accorder des « vacances exceptionnelles ». Si les grands parents étaient venues directement le garder à la maison, ça n’aurait pas été pareil (d’autant qu’il y a quelques soucis à l’école et à la cantine, qu’il va nous falloir régler au plus vite).

Tati B est venue nous faire un coucou avant que nous partions. Elle surveille ti bonhomme pendant que nous regroupons nos affaires. Alors que je m’apprête à reprendre Valou pour que nous partions, je les surprends en grande conversation. Tati lui murmure des secrets à l’oreille, Valou l’a regarde intensément et lui pose la main sur la joue. Il est calme comme rarement. Je m’éloigne, leur laissant ce moment à eux. Les yeux un peu mumides.

Comme la veille, Alex et moi trainons. Nous ne sommes pas pressé de partir. Et pourtant nous sommes attendus.

Nous finissons par prendre la route.

Valentin s’endort très vite sur le trajet.
Le ciel est gris, morose. A l’unisson de nos cœurs.
Nous sommes silencieux de long kilomètres. Chacun dans nos pensées.

L’année dernière sur cette même route, nous pleurions à grosse larme et il pleuvait des cordes.

Et puis, alors que ces dernières semaines nous avons vécu chacun de notre côté, tentant de garder le cap, Alex pose sa main sur ma cuisse. Je lui prends la main. Nous avons tous les deux les larmes aux yeux. Nous sommes de nouveau « ensemble ».

Le trajet est long. Je voudrais qu’il soit terminé, mais je n’ai pas envie d’être arrivée…

A 13h30, nous arrivons devant l’hôpital. Contre toute attente il y a plein de place de libre sur « notre » parking habituel. Nous nous garons.

Cette fois, on y est.

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