Synagis, dernière?

le 12 février nous avions rendez vous encore une fois au CHU pour la 5éme injection du synagis pour bébé Valou.

Ces jours là j’ai toujours le moral au ras des pâquerettes.
Je n’aime pas du tout emmener mon pitchoun au CHU, en plus pour lui faire la piqure qui fait mal 😦

Dans les jours qui précèdent, je dois me rappeler que j’ai ce rendez vous, qu’il ne fait pas le manquer. J’ai tellement envie de l’oublier…
Je met en place plusieurs alarmes : celle du lever, celle du saucissonnage de jambon de bébé, celle du dépars de la maison…

 

Cette fois, d’après l’infirmière, c’était la dernière.
C’était la 5 éme, alors normalement, il n’y en aura plus. Et l’année prochaine on ne devrait pas rentrer dans ce protocole.
Mais je me méfie, je sais que suivant l’intervenant les choses peuvent changer. Par exemple la dernière fois l’infirmière qui était là m’avait dis que peut être y’en aurait une de plus.
Bon de toute façon il n’y en aura pas en mars, Massy ayant demandé à ce qu’on n’en fasse pas juste avant l’opération, au cas ou il y aurait une réaction.
Il y aurait pu y avoir une après l’opération, pour finir l’hiver et « rebouster » un peu Valou…mais d’après l’infirmière qu’on a vu ce mois ci, 5 injections c’est le max.
On verra ce qu’on nous dira à l’hôpital. Et l’avis du pédiatre sur la question.
Je ne tiens pas du tout à faire piquer mon fils encore, mais si c’est pour lui éviter d’être gravement malade…

 

Pendant que l’infirmière dilue le produit (pendant 20 minutes), nous attendons dans la salle des parents. Nous sommes en néonatalogie. La salle des parents est une pièce qui fait office de sas avant l’accès aux chambres. Il y a des casiers pour laisser ses affaires, un canapé et une télé pour patienter, une table et deux chaises, un frigo, un évier et toutes les procédures de désinfection (port du masque, lavage des mains).
Pendant que nous attendons une maman mange. Elle regarde Valentin. Je devrais dire qu’elle le mange des yeux!
Elle fini par me demander si lui aussi est un ancien prématuré. Je la comprends, mon bébé a de bonne joue, discute, est détendu et plutôt vif. Certainement qu’elle se demande si son bébé à elle pourrait être comme ça bientôt.
J’ai du lui expliquer que non, nous sommes là pour autre chose.
De fil en aiguille j’apprends que sa petite fille est née à 26 semaines (ouch) il y a 3 mois (re ouch). La sortie est pour bientôt. Je sens dans les mots de la jeune maman autant d’espoir que d’appréhension à l’idée d’un nouveau quotidien sans surveillance constante. Je la comprends : après autant de temps en milieu hospitalier il faut apprendre à vivre sans les machines, à faire confiance à son bébé et à se faire confiance.
J’espère qu’elles pourront se découvrir très bientôt toutes les deux hors des murs du CHU.

 

 

L’infirmière vient nous chercher.
Elle décide de peser de nouveau Valentin.
Il avait été pesé une semaine avant chez le pédiatre. Mais comme l’injection se fait en fonction du poids et qu’il a été malade elle a préféré vérifier.
Elle m’annonce 7.970 kilo.
Pour moi ça a été une petite douche froide : alors que Valentin reprends petit à petit son rythme de croisière pour les repas, qu’on est à 7 tétées par jours, qu’il ne vomit plus depuis une semaine, il a pourtant encore perdu du poids.
L’infirmière me dit que « souvent avec ces bébés là, y a un moment ou ils ne prennent plus de poids, c’est qu’il faut les opérer ».

Mes derniers espoirs pour atteindre les 9 kilo avant l’opération s’envolent. Cette fois c’est sur, on n’y arrivera pas.

Valentin a été une nouvelle fois très courageux. Il ne quitte pas des yeux l’infirmière, étudiant chacun de ses gestes. Comme d’habitude.
Et puis c’est la première injection. Il pleure pendant que le liquide quitte la seringue pour s’infiltrer dans sa jambe. Certainement que ça brule beaucoup. Dés que l’aiguille est retirée, je lui fait un petit câlin et ça y est il ne pleure déjà plus. Mais il comprend très vite qu’il y a une deuxième piqure à faire. Il pleure encore, mais il ne se débat pas autant que je le craignais.

Très vite Valentin se retrouve avec ses deux pansements, il est rhabillé et tout va bien. Comme si il avait déjà oublié ce qu’on venait de lui faire!
Mon champion m’épate toujours!

 

On quitte le service avec la promesse de donner des nouvelles après l’opération. « Parce qu’on le connait le petit Valentin maintenant, alors on serait content de savoir que tout va bien ».
J’ai une adresse mail, il faudra que je pense à leur écrire.

 

Et puis nous quittons l’hôpital, en espérant ne pas avoir a y revenir de sitôt.
Je ne me fais pas trop d’illusions. Mais l’espoir ne nuit à personne 🙂

 

 

 

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