1 an

Ça fait déjà un moment que nous fêtons des un an.
Un an qu’on a appris que j’étais enceinte.
Un an qu’on l’a annoncé à nos familles et amis proche.
Un an qu’on a su qu’on attendait un deuxième petit garçon.
Et puis les un an de la deuxième écho, du rendez vous cardio, de l’amio, du résultat.

Ça fait un moment que « les dates » reviennent.
Par chance je n’y pense pas forcément, parce que le présent est bien occupé, rempli de « première fois » à ce souvenir : première dent, premier « papa », premiers fois assis tout seul, etc…

Et dans pas si longtemps, le premier anniversaire de Valentin. Waou.

Mais aujourd’hui ça fait un an aussi.Un an que je n’ai pas travaillé.
Au mois de novembre j’ai vu cet anniversaire ce profiler et il m’a fait paniquer. Pour plein de raison, y compris celle de ne pas vouloir m’arrêter un an, j’ai voulu reprendre le travail. Ça ne c’est pas fait et je crois qu’aujourd’hui je suis plutôt contente.

Je ne l’aurais pas cru, mais oui je suis contente.
Je ne me suis jamais vu comme une « femme au foyer » ou une « maman à temps plein ». C’est quelque chose dont je me sentais incapable.
Parce que ça veut dire s’occuper d’un bébé, de changer les couches, donner à manger. Vivre au rythme d’un bébé. Rien de très excitant pour moi à la base.
Et puis ça veut dire aussi peut de contact avec des adultes, moi qui suis tellement bavarde, qui aimait tellement le contact avec les gens, avec des collègues. Et puis travailler, réfléchir sur des problèmes, trouver des solutions, inventer des choses, avoir le neurone fébrile! Ça me plaisait de travailler (même si tous les boulots ne m’ont pas forcément plus! lol)

Tout ça m’a manqué à un moment. Vraiment beaucoup manqué.
Mais aujourd’hui ça me manque moins. Disons que je profite de ce que j’ai. Et je trouve que ce que j’ai, c’est bien, que même, j’ai beaucoup de chance.

J’avais peur aussi du regard des autres. J’ai grandi dans un milieu rural ou la femme au foyer n’est (n’était?) pas du tout valorisé. Elle était plutôt vu comme une « feignasse » à vrai dire. Alors je n’ai pas assumé d’être à la maison.
Tellement pas, qu’au début quand on me demandait quand est ce que je mettrais fin à mon congé parental et que reviendrais au boulot je ne pouvais m’empêcher d’expliquer que NON je n’étais pas en congé parentale, que ce n’était pas choisi comme situation. Et malheureusement derrière il fallait que j’explique pourquoi, ce qui mettait finalement tout le monde mal à l’aise, moi et mes interlocuteurs. Bref je me mettais toutes seule dans des situations que je n’assumais pas du tout.
Aujourd’hui je dis que OUI je suis en congé parentale. Et que j’en profite. C’est plus simple. Et ce n’est pas si loin de la vérité.

Je ne me serais jamais autorisé à prendre un congé parentale à temps plein. Même si j’en avais eu envie.
Mais je n’en avais pas envie. Un temps partiel oui, mais temps plein j’aurais cru que ça me rendrais dingue. On me l’aurais dit que je n’aurais pas cru que ça pourrait me plaire.

Mais aujourd’hui je suis contente. C’est une des rares choses positives que nous a apporté la cardiopathie de Valou : je suis à la maison, avec lui, je profite de lui à fond. Je le vois grandir, je suis là pour ces premières fois de petit bonhomme, pour l’entendre dire « papa », pour le voir évoluer, pour l’entendre rire encore et encore.
Et je l’allaite toujours. Je ne me fais pas trop d’illusion : si j’avais du reprendre le travail, je pense que l’allaitement se serait arrêté beaucoup plus tôt, notamment à cause des nuits.
Et Valentin dort toujours prés de moi : pareil si j’avais travaillé certainement qu’on aurait fait différemment.

J’ai un peu l’impression d’être dans une bulle de douceur avec mon petit bonhomme.
L’effet est accentué par le fait que je regarde peu la télé, pratiquement pas les informations et que je sort peu de la maison. Même si parfois la réalité revient brutalement dans ma vie. La plupart du temps, je suis coupée du monde, je n’ai qu’à m’occuper de mon petit bonhomme en particulier et de ma famille en générale.

Alors bien sur il y a des jours ou changer des couches, donner des petits pots, ça me gonfle, ça me fatigue ou ça m’ennuie. Mais la plupart du temps j’arrive à faire un jeu du quotidien et à apprécier même un changement de couche: quoi de plus mignon que des petites fesses bien dodues, sinon les petites cuisses qui vont avec, sans parler du bidon qui appel aux chatouilles?

Je peux même avouer que passer le cap des un an j’ai un peu peur de reprendre le travail: est ce que je serais sur un projet sympa? combien de temps vas t’il me falloir pour me remettre dans le bain? Et puis…est ce que ça ne vas pas être trop dur d’être loin de mon petit bébé toute la journée?
Mais on n’y est pas. J’ai encore quelques semaines devant moi, peut être même quelques mois, pour profiter de mon bébé. Certainement que j’ai d’autant plus envie de profiter de ces moments avec lui que je sais que la fin est proche.

Voila.
C’était mes un an à moi 😉

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