la semaine de la varicelle

Le manque de sommeil ne va pas m’aider à écrire un article de façon….c’est quoi déjà la mot????
pfff j’en perds mon vocabulaire, et le fil de mes idées.

 

Bref.

Gabi a la varicelle. C’est sur la fin, les boutons, qu’il a eu en très grand nombre (le pic samedi il y a une semaine: on voyait les boutons apparaître de minutes en minutes) deviennent chaque jours plus petit.

Il y a un peu plus d’une semaine, le vendredi, l’école m’a appelé pour que j’aille chercher notre titi. Les boutons commençaient a arrivé, et il avait de la fièvre.

Gabriel a traversé au moins deux épidémie de varicelle sans l’attraper. Mais forcement il a fallu qu’il l’attrape au moment ou nous avions un petit d’un mois à la maison. J’ai téléphoné au cardiologue de l’hôpital, pour savoir ce que nous devions faire pour protéger Valentin et en cas qu’il l’attraperait.
Pour le protéger, mis à part prendre mon bébé sous le bras et aller vivre ailleurs, pas de solution. Et de toute façon, quand les boutons apparaissent, c’est déjà trop tard d’au moins 2 jours.
En cas de varicelle, pas grand chose à faire non plus, juste bien l’hydrater et si possible lui donner 2 fois plus de tétés (super simple à faire quand les tétés sont toutes les 3h. Et encore faut il que le bébé ait envie de boire).
J’étais tombée quelques semaines avant sur des articles expliquant que la varicelle, ou tout autre virus y compris les rhumes, n’était pas une bonnes choses quand l’enfant était sous aspirine. L’enfant peut développer le syndrome de Reye (très flippant). J’en ai parlé au cardio qui s’est voulu rassurant : rien n’est prouvé. Il a conclu en me disant que de toutes façon on ne peut pas ne pas donner d’aspirine a Valentin, sous peine qu’il fasse un caillot.

Pour info, par principe de précaution, normalement on ne donne pas d’aspirine à un enfant de moins de 12 ans. Et les doses sont prévus pour des enfants à partir de 6 ans. Pour Valentin nous devons diviser les sachets par deux. Pratique.

Ce qui est un peu rassurant, c’est que Valentin a encore mes anticorps, suite à la grossesse (plus que l’allaitement). Et ce jusqu’à ces 4 mois. Mais ça ne veut pas dire qu’il va passer au travers. Rien n’est sur.

Bref ça nous a « un peu » stressé.
Pour ma part le discourt des médecins me donne l’impression d’être dans une voiture à 150km/h sur l’autoroute, qui ne pourrait pas freiner. C’est pas si dangereux finalement si il n’y a personne d’autre sur la route. Faut prier pour qu’il n’y ai pas une voiture moins rapide devant nous, ou des bouchons. Et en cas d’accident : « faut pas s’inquiéter, on a quand même de bonnes chances de s’en sortir ».

La varicelle pour moi c’est un peu l’annonce à la radio qu’il y a des bouchons a quelques kilomètres.

Sinon j’ai du garder Gabriel toute la semaine.
Ne pas dormir la nuit (enfin si : 3 fois 1h30 ) , ne pas se reposer la journée. Parce que forcement quand l’un dort, l’autre non. Quand l’un n’a pas besoin de moi, l’autre si.
Je vous laisse imaginer l’état dans lequel j’ai pu être. J’ai eu ma première crise de larme et de découragement depuis la naissance de Valou, en pleine nuit. Et j’ai beaucoup crié sur Gabriel, d’impatience. Pauvre Gabi qui paye les pots cassés à tous les coups 😦 Alors je sais, ça ne va pas le traumatiser à vie que je le dispute un peu. Mais chaque fois que les choses ont dérapé comme ça, il a fallu plusieurs jours voir plusieurs semaines pour que mon titi soit de nouveau rassuré, qu’il n’est plus peur de mes réactions, pour qu’il redevienne le petit garçon détendu, souriant, pipelette qu’il est habituellement.
Heureusement Alex est rentré tous les midis, sinon je n’aurais pas tenu. Et quand il rentrait le soir, parfois j’allais directement me coucher.

D’autre part nous avons mis un « protocole » en place, pour éviter au maximum que Valentin n’attrape la varicelle. Gabriel ne pouvait plus faire de bisous à son frère (un vrai crève cœur pour lui, nous avons remarquer d’ailleurs que le fait de ne pas pouvoir faire de bisous à l’hôpital l’a surement plus marqué qu’on ne l’avais cru). Nous l’empêchions aussi de s’approcher à moins 1,50m. Et chaque fois que nous nous occupions de lui nous nous lavions les mains ensuite et utilisions du gel hydroalcoolique.
Nous avons remarqué pendant cette semaine que nous avions des mouvements de recul vis à vis de Gabi chaque fois que nous avions Valentin dans les bras. Mouvement qu’il avait bien remarqué puisqu’au bout d’un moment, sans qu’on lui dise quoi que se soit il se mettait tristement dans son coin. 😦

Et puis finalement tant bien que mal nous avons tenu cette semaine. J’ai pris sur moi au maximum pour être plus patiente, plus tolérante vis à vis de Gabi. Nous avons fait attention de ne pas trop le mettre à l’écart, en quarantaine.

Le matin je collais Gabi devant un dessin animé. L’après midi c’était sieste obligatoire et même si il ne dormait pas il restait dans son lit. Le soir Gabi râlait pour tout et rien, surement pour nous rappeler qu’il fallait s’occuper de lui, qu’il était là. Surement sa façon à lui de nous montrer à quel point la situation lui était difficile.

 

Cette période nous a montré à Alex et moi à quel point notre équilibre peut être fragile depuis quelques temps. A quel point le moindre grain de sable pourrait nous faire perdre pied. Et à quel point la malformation cardiaque de Valentin prend de la place, nous inquiète, nous met une boule au ventre, à quel point nous avons peur de perdre notre petit bonhomme ou qu’il lui arrive quelque chose. Plusieurs soirs cette semaine nous avons discuté de tout cela et nous nous sommes retrouvé en larme. Il y a même des mots qui nous font peur. Nous pensions pourtant gérer pas trop mal la situation. Mais comme dit plus haut, le moindre grain de sable et nous perdons pied.

Cette semaine aussi j’ai été très en colère.
D’une part parce que je me suis sentie jugée par certaines personnes parce que je m’inquiète pour mes enfants. Et c’est insupportable.
D’autre part j’ai été très en colère contre la malformation qui nous vole de précieux moment qui ne devrait être que de joie. Nous sommes tendus malgré nous, dans l’attente du verdict des médecins, dans l’attente d’une date pour l’autre opération. Nous sommes tout le temps en train de vérifier que Valentin va bien, qu’il n’est pas un peu plus bleu, un peu plus fatigué, un peu moins bien. Nous avons peur de passer à côté de quelque chose, de ne pas faire ce qu’il faut pour préserver la santé de notre fils.
Et parce que nous sommes continuellement tendus, nous sommes davantage fatigués, et moins patient avec Gabriel.
Cette malformation nous vole le peu de sérénité que l’on pourrait avoir, et tellement de joie, de bonheur, de moment qui devraient être exceptionnel. Et qui ne reviendrons plus. Le temps passe, il ne revient jamais en arrière.

C’est comme ça. Nous devons être fataliste et accepter les choses comme elles sont. Faire du mieux que nous pouvons. Et essayer d’offrir à Gabriel et Valentin le cadre de vie le plus serein et agréable possible.

 

Depuis vendredi c’est les vacances scolaires. Demain Gabriel retourne chez nounou géniale. Je vais « souffler » 3 jours. Puis nous sommes en week end prolongé. La semaine d’après nounou est en vacances (et elle a bien raison d’en profiter!! 🙂 ) je vais de nouveau me retrouver 3 jours avec mes deux loustics. Je vais faire mon possible pour garder le cap. Ce n’est que 3 jours. Ça m’aide à garder mon calme de voir « le bout » et les possibilités de repos (par exemple me coucher quand Alex rentre). Et ensuite nous serons de nouveau en week end prolongé.

Depuis aujourd’hui nous autorisons de nouveau Gabriel a faire des bisous à son frère. Nous utilisons beaucoup moins de gel hydroalcoolique. Nous refaisons des câlins à 4.
Et puis nous allons attendre. Si mi mai Valentin n’a pas de symptômes de varicelle, on pourra dire qu’il est passé au travers! Et on pourra souffler un peu. Peut être 😉

Sur ce bonnes vacances à ceux qui en ont, bons ponts à ceux qui les prennent. Et bon courage aux autre! 🙂

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