Je m’attendais…

Je m’attendais à avoir un petit bébé (de 3.100kg). Je ne m’attendais pas à le trouver minuscule (à 3.770kg!! lol)

Je m’attendais à trouver mon grand changé après 15 jours d’absence, je ne m’attendais pas à le trouver géant.

Je m’attendais à pleurer toutes les larmes de mon corps en étant séparer de mon bébé à la naissance.
En réalité j’ai pleuré le premier jour. Et puis après je me suis laissée porter par le quotidien en attendant nos « rendez vous ».

Je m’attendais à avoir mal de voir mon bébé en réa, avec des fils, des perf, etc.
En vrai, il n’avait pas l’air d’avoir mal (même si 3 semaines après il a encore les traces (point + bleus) des prises de sang et des perf.). Alors j’ai pas eu mal non plus. Et je me suis beaucoup mis la tête dans le sable.

Je m’attendais à être jalouse des infirmières qui s’occupaient de mon bébé à ma place. Finalement j’étais contente qu’elles s’en occupent et je les aurais embrassés de s’en occuper si bien.

Je m’attendais à vouloir me battre pour mon bébé, contre le système hospitalier, pour qu’il ne souffre pas ou des choses comme ça. En réalité même quand j’ai vu des choses qui me semblait bizarre je n’ai rien dit, j’ai fais confiance aux infirmières. Et il y a eu très très peu de choses qui nous ont choqué, car les équipes sont vraiment merveilleuses, tant médicalement qu’humainement.

Je m’attendais à ne pas supporter 15 jours loin de Gabi. Et à pleurer. Et à être mal.
Finalement c’est pour Alex que ça a été le plus dur. Moi je n’y pensais pas trop. Même si j’appréciais de lui parler le soir au téléphone.

Je m’attendais à ne pas pouvoir dormir tellement j’aurais la trouille que Valentin arrête de respirer dans son sommeil.
Finalement, je vérifie régulièrement qu’il respire, mais peut être moins que je ne le faisais pour Gabi.

Je m’attendais à courir consoler Valentin à chaque fois qu’il pleure, à avoir la trouille qu’il cyanose, et à avoir le coeur qui se brise à l’entendre pleurer (ce qui était le cas quand Gabi était petit, je ne supportais pas de l’entendre pleurer, ça me faisait mal). En réalité quand il pleure…ben il pleure. J’essaye de trouver pourquoi, mais je ne me mets pas la pression en me disant que je dois faire vite.

Je m’attendais à être encore plus stressée que quand on a eu Gabi. En vrai je stresse moins.

Je m’attendais à ne pas accepter une deuxième césarienne et à être très déçu de ne pas savoir ce que c’est un accouchement normal. Finalement ça m’a gonflé, parce qu’à cause de ça je n’ai vu mon fils qu’au bout de 34 heures et que je ne tenais qu’une demie heure et que c’étais tout un bazar pour aller le voir et que j’ai eu mal. Mais aujourd’hui que j’ai moins mal, je m’en fous. C’est le passé (par contre faut pas trop compter sur moi pour une 3éme. Je ne suis pas mazo.)

Je m’attendais à ce que l’allaitement soir très difficile après 5 jours de biberons, avec la fatigue et surtout le souvenir de l’allaitement assez pénible avec Gabriel. Dans les faits, la monté de lait au tire lait a été plus facile et moins douloureuse qu’avec un bébé qui réclame et pleure parce qu’il n’y a rien. Je suis épuisée, en dormant par tranche d’une heure et demi maximum forcement. Mais je me suis mieux préparé grâce à une très bonne sage femme et l’expérience de mon premier allaitement me sert beaucoup :je connais mes limites, je sais ce que je ne dois pas faire si je veux continuer, je suis plus patiente aussi. Je me rends compte également que j’y tiens moins « absolument » que pour Gabi, donc je me mets moins la pression et ça fonctionne mieux!

Je m’attendais à faire un gros baby blues. Mais pour l’instant y’a pas. Tant mieux.

Je m’attendais à une phase de régression de la part de Gabriel, comme pour tous les grands frères ou grandes soeurs. En réalité il y a eu une phase de test de limite de sa part, de recadrage de notre part, du à 15 jours de séparation. Un peu fatiguant mais tout est revenu dans la normale au bout de 2/3 jours. Mais la régression viendra peut être plus tard.

Je m’attendais peut être à un peu de jalousie de la part de Gabriel envers Valentin, ou de l’indifférence car un bébé ça ne fait pas grand chose. Mais en fait, Gabriel adore son petit frère, il lui parle, lui fait des bisous, lui donne des petits surnoms affectueux (ma petite crevette, mon petit coeur, mon petit lolo, etc.). Il est très attentif a ses besoins et n’est pas jaloux du temps que je passe avec son frère dans les bras (quasiment tout mon temps) et semble comprendre que je ne puisse plus m’occuper de lui comme avant. (mais je lui ai promis que bientôt on pourrait reprendre nos bains ensemble, et que je pourrais de nouveau lui lire les histoires du soir).

Je m’attendais à avoir des pincements au coeur toutes les 5 secondes, à vivre très mal cette aventure, à flipper comme y’a pas, à avoir envie de hurler à chaque moment, à trouver tout ça très injuste, à être en colère et à pleurer encore et encore. En vrai ça a été très dure avant d’être à Massy. Mais là bas et maintenant, ça va. J’ai fini par me demander si j’avais encore un coeur tellement je suis restée stoïque.

J’ai parfois un peu l’impression d’être à côté de moi même, d’avoir enfermé mes sentiments sous verre, pour pouvoir supporter tout ça. D’être anesthésiée de l’émotion.
Alors je m’attends un peu à un contre coup quand je vais « redevenir moi même ».

En attendant je profite de mes bébés, de notre vie à 4, des câlins, des bisous, on essaye de trouver un rythme, de conjurer la fatigue. On PRO-FI-TE !

 

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