10 mars, veille de l’opération.

La journée se déroule comme les autres.
La spécialité du jour : on m’enlève les redons. Je marche d’avantage.

 

(je n’ai pas pris de note sur cette journée, il y aura donc moins de chose. J’ai oublié)

 

Gabi vient me voir et cette fois il est complètement à l’aise. A peine arrivée il a décidé qu’il venait s’assoir sur le lit prés de moi et qu’on continuait les activités dessin. Il reste un moment et puis il est temps pour lui et mes beaux parents de repartir vers le havre.
Il devait rester un petit moment avec Alex et moi, mais quand ses grands parents ont quittés la chambre il a paniqué. Il était bien fatigué de son week end notre Titi, alors je n’ai rien dit et je l’ai laissé partir plus vite que prévu, avec son papa. J’ai quand même eu un petit câlin.

 

Ce jour, on voit les premiers sourires de Valou.

On passe un peu plus de temps prés de lui.

L’infirmière n’est pas la même. On arrive a un moment ou elle donne le biberon à notre loulou. Elle l’a dans ses bras. Et pour le coup, j’ai une grosse pointe de jalousie. Et je n’aime pas trop la façon dont elle s’occupe de lui…Je suis jalouse quoi.
Le chirurgien et le cardiologue passent. Alex a plein de question concernant la journée du lendemain. Le chirurgien nous dit que quand même, l’artère pulmonaire est très très petite, presque bouchée au niveau du coeur, la civ est petite et posera des problèmes de pression entre les ventricules. Bref la tétralogie est de forme sévère et Valentin ne pourra pas attendre ses 6 mois pour se faire opérer une nouvelle fois. C’est un coup de massue pour nous.

 

Le soir, il faut dire au revoir à notre petit Valentin, car demain c’est le grand jour. Je commence à avoir la trouille. Et si il lui arrivait quelque chose ? On ne l’a même pas eu dans nos bras !
Je m’oblige à me lever du fauteuil, malgré la douleur, pour lui faire un bisou.
Je lui dis et lui redis que je l’aime, qu’on l’aime tous.

On le laisse. Les larmes aux yeux.

 

Et puis on s’oblige à être optimiste, à ce dire que demain soir on aura des bonnes nouvelles, c’est obligatoire. Je me dis que si notre petit bonhomme aime autant son biberon, ce n’est pas pour se laisser aller pendant l’opération.
Et je le plain le pauvre. Il va devoir être a jeune, et je sens que pour lui ça ne va pas être une partie de plaisir. Même si toute la journée ne vas pas être une partie de plaisir….

 

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