Le regard des autres…

On va bien.
Je le dis souvent, le répète encore et encore, parce que vraiment j’aime le dire : nous allons bien!

Je pourrais faire la liste de tous nos petits tracas, de tout ce qui ne va pas dans notre vie.
Parce que forcément, rien n’est jamais parfait 😉
Mais ça serait un peu…stupide, inutile, voir indécent. Choisissez 🙂

On va bien, on a décidé d’aller bien. Et ce n’est pas si simple de le dire.

 

Je regarde autour de moi, et je me trouve extrêmement chanceuse.
Non je n’ai pas tout ce que je veux.
Non tout n’est pas facile, il ne nous a jamais suffit de claquer des doigts pour obtenir ce que nous voulions.
Mais nous avons de la chance, quand même.
Certain dirons que c’est du à notre « labeur », que nous avons fait ce qu’il fallait pour.
C’est en partie vrai: Alex et moi avons fait des choix (et des sacrifices) pour avoir la vie dont nous avions envie.
Je ne nous plains pas. Y’a eu des moments pas top. Mais maintenant ce sont juste des souvenirs, le passé. Pas notre présent.

En fait c’est compliqué de parler de ça: de nos bonheurs ou de nos problèmes.
D’un côté je sais que pour certaines personnes nous avons de la chance – trop? – et ils semblent penser que tout nous est tombé dessus, sans rien faire.
Alors que nous avons fait des choix, parfois loin d’être évident, nous avons pris des risques, nous avons été très raisonnable, acceptant par moment des situations désagréables, voir insupportables, jusqu’à l’écœurement. Et c’est aussi grâce à ça qu’aujourd’hui nous avons la vie dont nous rêvions.
Et cette vie n’est pas tous les jours facile. Comme pour tout le monde il y a des hauts et des bas.

Auprès de ces gens là j’ai envie de me plaindre, d’en rajouter des tonnes. Parce que ça m’énerve cette espèce de jalousie mal placée. Surtout que notre vie, clairement, ils n’en voudraient pas. D’ailleurs ils n’ont pas fait les mêmes choix. Et ça les regarde, c’est leur vie.
Mais eux ne voient que ce qu’ils veulent bien voir, et ça me gonfle qu’ils pensent qu’on a juste de la « chance » et qu’ils ne nous reconnaissent pas un certain courage.
J’ai la sensation qu’ils pensent que tout ce que nous avons aujourd’hui, nous ne l’avons pas mérité.

« C’est étonnant comme la jalousie, qui passe son temps à faire des petites suppositions dans le faux, a peu d’imagination quand il s’agit de découvrir le vrai. » 
Marcel Proust

 

C’est surement pour ça que pendant longtemps j’ai mis systématiquement nos problèmes en avant. Je ne voulais pas qu’on nous envie, ni qu’on nous juge.
J’attendais je crois une certaine approbation, une forme de reconnaissance, qui n’est jamais venue.

« Remercie la personne qui te critique, car prisonnière de sa jalousie elle ne fait que t’admirer »

De l’autre côté je vois des situations difficiles autour de moi, des gens qui ont des problèmes et qui les relativisent avec tellement de force et de courage, des personnes que j’ai envie de soutenir tout ce que je peux, que j’aimerais pouvoir aider davantage. Si seulement j’avais une baguette magique…
Et vis à vis de ces gens là, je ne me vois pas étaler mes problèmes – tellement insignifiants vis à vis des leurs – ni dire que la vie est belle – ne serais ce pas indécent?
J’essai de les écouter, parce que je suppose que c’est ce dont ils ont besoin.
J’essai d’être là. Mais je voudrais faire tellement plus.

Et puis il y a:
– des gens qui transmettent une telle lumière, qui apportent tellement de positif, et qui ne s’en rendent même pas compte
– des copains et des amis qui me donnent le sourire ou le fou rire, qui me rappel régulièrement que la vie est belle, qu’elle peut être une fête, un arc en ciel, pour peu qu’on choisissent de la regarder du bon côté.

Alors eux forcément je les adore !!!! 🙂

 

J’ouvre un peu les yeux ces derniers temps. Grâce à l’hypnothérapie je pense.
J’ai compris d’ou me venait mes pensées limitantes, et comment le comportement et le regard de certaines personnes à pu me rendre malheureuse et m’enfermer dans du négatif.
Je me rend compte que vis à vis de ces personnes, je pourrais faire n’importe quoi, leur opinion sur moi est faite. Et elle n’est pas valorisante.
Je devrais mettre de la distance avec eux. Pour ne garder que les meilleurs.
Ce n’est forcément simple, mais…on verra bien.

Déjà, me rendre compte de ça, m’a permis d’avancer.
Le regard des autres à toujours été très perturbant pour moi. J’ai toujours eu beaucoup de mal à le gérer.
Il m’a poussé à faire des choses que je n’avais pas forcément envie de faire, et m’a d’autre fois entravée.
Je crois, je n’en suis pas encore tout à fait sur, mais je crois…que je m’assume un peu mieux chaque jour, et qu’une partie de ces pensées limitantes va se faire la malle !
En avoir un peu plus rien à faire de ce qu’on pense de moi, ça serait tellement bien! 🙂
Alors…
Est ce que nous avons eu de la chance?
Oui surement.
Est ce qu’on a eu des merdes?
Oui un peu. Peut être beaucoup.
Mais je préfère penser à tout ce que nous avons de bien dans notre vie.

Je veux voir le positif, je veux être positive.
J’ai d’ailleurs découvert la « pensée positive ». Je suis en pleine étude du sujet, qui correspond vraiment à mon état d’esprit actuel: j’ai la conviction que la vie sera plus facile et plus belle si le verre est à moitié plein.
Ça n’empêchera pas les coups durs, mais ça aidera à les dépasser.

Quand aux personnes négatives, je ne sais pas très bien encore ce que je vais faire d’eux ni de leurs réflexions…je n’ai plus envie que ce qu’ils pensent ou disent me blesse. Je veux être libre. Et en paix.

Au final c’est eux qui sont malheureux voir aigri, car la jalousie n’a jamais apporté le bonheur.

« Les jaloux sont gênants pour les autres mais un supplice pour eux-mêmes » William Penn

 

J’aime bien toutes ces citations (bon ok, j’en ai mis un peu beaucoup!! lol)
Une petite pour la route, que j’aime particulièrement :

« N’envie jamais le bonheur des autres, donne toi la peine d’avoir le tiens »

 

Pour ma part j’ai ma propre vie à vivre, que j’ai envie de voir en beau et en arc-en-ciel !

Evolution number one : Gabi fait du vélo!

J’ai promis du changement pour cette année.
J’arrête pas d’en parler!! lol
Ben figurez vous que certain changement sont déjà effectif!!

Le problème c’est que je ne sais pas du tout par quel bout vous raconter tout ça!! lol

Du coup aujourd’hui je vais me « contenter » de vous raconter l’aventure des dernières semaines!

Gabi sait désormais faire du vélo!! \o/

Je sais, certain dirons : il a 7 ans et demi quand même, il était temps.
Ben justement…
Se lancer pour notre cher rejetons number one, c’est extrêmement difficile.
(Après vérification, y’a plein d’enfants qui apprennent dans ses âges là! et toc!)

Jusque là nous n’arrivions pas à le motiver, à lui montrer l’intérêt de cette petite liberté, ni à lui expliquer la façon de faire.
D’autant plus que le jeune homme était arrivé à tomber avec les petites roues, alors (ré)essayer sans été inimaginable.
Il n’y avait pas de plaisir pour lui, seulement de la peur.
Lui tenir le vélo, courir auprès de lui, le pousser, tout ça n’avait réussi qu’à le convaincre de ne pas faire de vélo du tout!
Alors ces derniers mois nous avons essayé de le laisser prendre confiance tout seul, sans grand succès.

Je commençais à sérieusement m’inquiéter car son vélo (offert à ses 4 ans) commence à être juste: guidon et selle au max de hauteur, et pourtant les jambes sont encore un peu (trop) pliées….le prochain vélo est pour bientôt….mais impossible alors de remettre des petites roues….

Voyant Valentin, 3 ans, ayant compris l’équilibre sur sa petite draisienne en deux temps trois mouvements, je me suis dis que peut être ce genre d’engin ferrait du bien à notre grand nigaud garçon.
J’ai cherché une draisienne d’occasion, mais dans la taille de Gabi : introuvable.
J’ai cherché à démonter les pédales sur son vélo, histoire de le transformer temporairement en draisienne : trop compliqué.

Alors , comment faire?

Alex à eu l’idée d’expliquer à Gabi tout le côté technique de la chose, il lui a décortiquer les mouvements.
Ayant enlevé les petites roues lors de notre séance échouée de « transformation du vélo en draisienne », Alex a proposé à Gabi de faire un essai.
Qu’il a accepté (déjà ça, pour notre grand anxieux, c’était énorme)

Cette première séance, effectué dans notre cours, a marqué un vrai mieux: quelques mètres effectués sans petites roues, presque tout seul et une chute complètement relativisée (une énorme victoire!!)
Il a été décidé, d’un commun accord, de ne pas les remettre, ces fameuses petites roues.
Gabi a même réclamé quelques jours plus tard de refaire une séance!!!! Qui a vu encore une évolution: un peu plus de confiance, un début de tour de pédale!
On y était presque!!!
Mais notre cours était soudain trop petite pour permettre un vrai décollage!

Dans tout ça, je ne suis pas intervenue. J’ai la sensation de ne pas savoir expliqué, ni d’avoir le comportement adéquate pour Gabi dans ce genre de situation.
Alors je préfère les laisser entre hommes. Je ne pointe le bout de mon nez que furtivement le temps d’une photo.

Un dimanche matin, j’ai proposé d’aller faire un tour en vélo.

Le temps n’était pas sur, nous nous sommes décidés pour un large trottoir à quelques mètres seulement de la maison. Si il pleuvait, nous pouvions rentrer rapidement.

Les allées et retour ont commencés. Gabi finissait inexorablement dans le mur qui longeait notre terrain de jeu du jour!
Mais il a persévéré et fini même par faire quelques mètres sans que son père ne tienne le vélo ni ne court auprès de lui!
Les proprets étaient indiscutables, mais il manquait un petit quelque chose. Gabi était hyper concentré, et avait toujours peur de ce faire mal, ce qui l’empêchait de vraiment « prendre son envole ».
Nous avons alors investis une route en cul de sac : plus large, plus longue. Pas de mur trop proche sur lequel se jeter!
Nous avons donné encore quelques conseils à notre champion : regarder droit devant lui et essayer d’aller un tout petit peu plus vite.
Alex a également expliqué comment démarrer et puis….

Ça y était, Gabi faisait du vélo!!!!

Les allers/retours se sont enchaînés dans la petite rue.
Si l’allure était encore celle de l’oisillon qui vient tout juste d’apprendre à voler, nous sentions notre garçon plus à l’aise à chaque passage.

Victoire!!!! \o/

Depuis nous essayons de retourner régulièrement dans cette petite rue. Chaque fois c’est un peu mieux.
Il reste encore à Gabi des choses à maîtriser, mais la pratique devrait permettre de rapidement fluidifier sa conduite.
Nous nous sommes mis en recherche du prochain vélo qui à coup sur lui permettrait d’être bien plus à l’aise également.

J’ai hâte d’être cet été et de pouvoir partir avec lui en balade.

Alors voila, c’était une de nos aventures, un des changements – important – du moment: Gabriel fait du vélo!


J’avoue, j’ai versé une petite larme d’émotion. Je ne sais pas trop bien pourquoi.
Peut être tout simplement parce que je suis vraiment très fière de lui.
🙂

 

Je voudrais vous dire….

Je voudrais vous dire…plein de chose.
Mais…

Je n’écris plus.
Non, exactement : je ne publie plus. Mais j’écris. Beaucoup.

Ce que j’ai à dire, ce que j’ai appris ces derniers mois, c’est…compliqué.
Compliqué de l’expliquer.
Compliqué de l’exprimer.

Et tout n’est pas encore fixé.

Notre vie, notre façon de vivre, nos aspirations, ont un peu changer.
Mon regard sur mon entourage, et sur moi même, a changé.

Tout est semblable mais tout est différent.
Comment raconter tout ce chemin que nous avons fait?
Sans se perdre dans les détails, sans donner l’impression de se justifier?

Je voudrais vous dire…
Mais j’ai un peu peur…

Pas pour moi.
J’ai passé certain cap.
Ce que l’on peut dire, ou penser de moi…je m’en libère petit à petit.
Mais encore et toujours je voudrais protéger mes enfants.
Il y aura toujours des personnes compréhensives, bienveillantes, contentes pour nous.
Et d’autre, pour une raison ou pour une autre, le seront moins. Peut être même pas du tout.
Je ne sais pas qui, ni comment, ni quand, mais je sais que ça sera.
Et je n’ai pas envie.
Pas envie de me justifier, pas envie d’expliquer.
Juste envie de faire ce qui nous semble juste et bon. Pour nous.

D’ou le silence.
Ne rien dire, laisser l’impression que tout est identique.
Alors que non.

Depuis novembre nous nous sommes mis en marche.
Nous ne nous attendions pas à autant de … nous ne nous attendions pas à grand chose en fait. Et pourtant…
De l’extérieur notre vie a à peine changé. Mais en notre for intérieur c’est…

C’est le printemps.
Tout c’est réveillé et à reverdi, les fleurs se sont épanouies, les températures sont douces. Le soleil est là.
Il n’y a pas eu de tempête, rien de dévastateur, juste l’impression de se réveiller après une longue hibernation, de voir, de sentir, d’être vivant.
Tout semble enfin à sa place et c’est beau, et c’est bon!

Vous l’avez compris, tout va bien.
Une des rares questions qui demeurent: jusqu’à quel point pouvons nous partager ce que nous avons découvert et les décisions que nous avons prises?

Je voudrais vous dire…et je le ferais.
Bientôt 🙂

Il revient

Ça y est, il revient.
Vous le sentez?

Un truc dans l’air, comme une douceur…
Même si il fait froid, même si les gelées peuvent encore être là, même si il pourrait encore neiger…

Mais oui, c’est lui: le printemps pointe sont nez!
Les jonquilles ont commencé à pousser, les primevères ont sorti leurs premières fleurs, les bourgeons sont sur les arbres même si ils ne sont pas encore ouvert…

Les jours s’allongent…depuis le 15 janviers il fait jour quand je sors du boulot…
C’est comme une lourdeur qui s’allège, une tristesse qui s’apaise…
Je respire à plein poumon!

Le printemps apporte l’espoir de belles journées, pleines de soleil et de chaleur, la vie qui reprends dans les jardins.
Celle de la flore, mais la notre aussi.

Les couleurs vont revenir, les jaunes, les oranges et le vert tendre.
Les hirondelles reviendrons aussi, les oiseaux chanteront, la nature entière se réveillera…
Nous entendrons de nouveau les rires d’enfants. Et les tondeuses lol.
Ça sentira l’herbe coupée.
Le tracteur passera dans le champ et le blé poussera.

La vie sera douce…

La période que je préfère vient de commencer.
🙂

Stress n’est pas tristesse

Pour faire suite à l’article d’il y a quelques jours
Je suis stressée, et j’ai la tête qui déraille un peu (à mon sens).
Mais je ne suis pas triste 😉

 

J’ai mal, physiquement, c’est sur.
Moralement…difficile de donner exactement mon état d’esprit.
Je suis tentée de dire que je vais bien, mais mon corps me rappel que ce n’est pas tout à fait vrai.
C’est d’ailleurs certainement pour ça que j’ai des douleurs : mon corps ou ma tête veulent me dire un truc, que je ne voulais pas entendre. Je suis extrêmement surprise du pouvoir qu’a l’inconscient sur le corps. De faire mal pour m’obliger à me réveiller, à me secouer!

 

Bref ça va.
Le texte d’il y a 2 jours, c’était un exutoire. D’abord.
Et expliquer un peu le pourquoi de mon silence sur la « blogosphère ».
C’est pas que je fais la tête, c’est que j’ai un peu de mal à écrire. 😉

Je ne suis pas triste.
Alex non plus.
Mise à part ma petite crise de stresse existentielle, les choses vont plutôt bien pour nous.
Nous discutons beaucoup, sur nos envies, nos besoins, la direction que nous souhaitons prendre. Bref sur ce qu’il y a à faire pour que tout aillent mieux.
J’ai déjà dis plusieurs fois que 2017 serait l’année du changement, et de la chance, et c’est bien ce que nous avons l’intention de faire de cette année.

Il y a déjà des choses qui sont en train de ce mettre en place. Je n’en parle pas encore, ce n’est pas le moment idéal pour l’instant.
Mais nous prenons soin de nous, de notre famille. Et nous sommes décidés.
Nous sommes en pleine transformation, la situation est mouvante, il y a des choix à faire, peut être quelques sacrifices au passage, des moments d’incertitude à passer.
Mais nous avons vraiment l’espoir d’un nouvel équilibre plus satisfaisant pour nous.

 

J’espère dans un an pouvoir relire ce texte, et constater avec fierté et bonheur tout le chemin parcouru 🙂

 

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