Notre 2020

En août 2017, je tournais la page de ce blog. Pensant ne plus rien avoir à ajouter, ou -croisage de doigt- dans longtemps…
Et puis 2020, le coronavirus, le confinement…

En décembre 2019 nous avons comme tout le monde entendu parler du coronavirus pour la première fois. Pourquoi donc parler d’une maladie si peu mortelle?

Et puis…
Je suis retournée sur les blog de médecin que je suivais, qu’en pensaient ils donc eux?
C’est là que j’ai compris que ce que je prenais pour « peu » pouvait devenir un gros problème, qui nous arriverait peut être sur la figure. Et que le côté « nouveau », en médecine, n’est pas forcément bon signe.

En février, Alex et moi regardions les nouvelles venant de Chine avec inquiétude. Nous ne sommes pas des acro des info, encore moins des journaux TV. Pour être exacte, je devrais dire « nous n’étions pas ».

Nous avons un certain nombre de gens « à risque » dans notre entourage.
Nous avons conscience que c’est la partie « émergé »…combien dont nous n’avons pas connaissance des soucis de santé? Combien ignore eux même qu’ils sont à risque?

Bien sur, notre liste commence par Valentin, notre pitchoun. 7 ans au moment ou j’écris ces lignes.
« Y a pas plus de risque que pour un autre enfant, mais soyez vigilant » phrase combien de fois entendu de la part de nos médecins depuis sa naissance…
Du coup…vigilance…

En février, avec toutes les inconnues de l’équation, ce n’était pas la joie. Début mars encore moins.
A partir du moment ou les médecins nous conseillent très (très très) fortement le vaccin de la grippe pour notre loulou chaque année « parce que c’est une maladie qui a des répercutions pulmonaires », il semblait que le coronavirus ne serait pas une partie de plaisir. Encore moins avec des hôpitaux surchargés.

Autour de nous beaucoup de monde se la jouait « coooool ».
Plus ils se la jouait cool (allant jusqu’à se vanter de ne pas suivre les gestes barrières parce que ça ne sert à rien, claquant la bise à tout le monde tout en avouant avoir une bronchite!! Quelques jours avant la décision du confinement, devant l’école des enfants !!!!! Gloups) plus nous étions stressés.
Pas « cool » du tout pour nous.
Des nuits sans sommeil à tourner et retourner les infos dont nous disposions, à en jauger la véracité, la probabilité. A imaginer les pires scénarios, comme seules les nuits d’angoisses peuvent en donner.

Et puis mars.
L’anniversaire de Valentin. Et les souvenirs des séjours à l’hosto.
Habituellement, nous nous focalisons sur le positif, sur le présent, refusant que les souvenirs nous entraînent et gâchent la fête.
Nous lui avons fait un bel anniversaire. A 4. Sourire en croisant encore fort les doigts.

Entendre parler de réanimation, d’intubation…à cette période de l’année…c’était comme être de nouveau la bas.
Pour nous, comme pour beaucoup d’autre parents, ces mots là ne sont pas virtuels, pas juste vu à la télé. Quand le printemps pointe son nez et apporte cette sensation de nature qui se réveille, de chaleur qui revient, mon corps se souvient de ce printemps là, du froid de cette pièce, son odeur de gel hydroalcoolique, son silence particulier: le murmure du personnel, le crissement des chaussures crops sur le lino, les bips de sécurité des appareils. Ambiance aseptisée. Et ce sentiment d’impuissance, l’impossibilité de prendre mon fils dans mes bras, cette si longue cicatrice a vif, l’obligation d’être fort, de ne pas craquer et de taire la douleur au fond de soi. Oui, mon corps, ma tête, se souviennent.
Je sais qu’un jour nous y retournerons. Pour la greffe de valve.
Mais aucune envie d’un « séjour bonus ». Pour un putain de virus.


Quand le confinement a été décidé, se fut une stupeur. Nous ne nous y attendions pas.
Un peu d’inquiétude : pour une telle décision, fallait il que la situation soit pire que ce que nous imaginions? Nous étions à 2 doigts de retirer les enfants de l’école, de nous auto-confiner. Mais confiner le pays????

Se fut un tel soulagement aussi.
Nous nous sommes replié sur nous 4, dans notre chez nous comme dans un cocon. En ayant un peu l’impression de nous protéger, de protéger nos enfants. De ne plus être impuissant.
Nous avons vécu une des plus belles périodes de notre vie. Nous sommes de vrai casaniers. Ça c’est encore vérifié. Et même un peu plus.
Faut dire aussi : de belles journées de printemps, presque d’été. Manger sur la terrasse, profiter du jardin, les leçons expédier le matin, vivre au ralenti, sans se presser, sans horaire…un petit goût de paradis si il n’y avait eu…

Nous avons été clair, dés janvier, avec les enfants. Nous avons utilisés les mots que l’on pensait adéquat. A aucun moment ils n’ont été traumatisé. Que voulez vous, les chiens ne font pas des chats, et nos enfants sont heureux dans leur maison et ils nous font confiance pour faire le mieux pour eux et nous.
Ils sont restés 3 mois sans sortir des limites de la propriété (un petite cours devant, un petit jardin derrière, de quoi se dégourdir les jambes mais pas de faire du vélo. Ce qui leur a suffit). Nous avons mis en place des moyens de communication avec les copains, c’était important aussi.
Les enfants sont merveilleux, ils s’adaptent tellement plus que les adultes.
Et les nôtres ont apprécié cette parenthèse, avoir leur parents pour eux, h24, même avec le télétravail. Vivre à leur rythme. Ce fut une vrai dolce vita.

J’ai conscience que pour d’autre le confinement a été beaucoup plus compliqué. De part le logement, l’ambiance familiale, le travail ou le non-travail.
Mais si nous avons à ce point bien vécu le confinement, c’est aussi parce que l’extérieur nous semblait soudain bien dangereux, surtout pour Valou. Avec également un sentiment d’irréel : la vie n’étais plus la même et pourtant tout semblait si semblable.
Notre maison n’a jamais autant été « notre grotte ».

La fin du confinement a fini par sonnée, aussi inquiétant que nécessaire.
L’été est venu, puis parti.
Pas nous. Nous avons autant que faire ce peu limité nos déplacements, les rencontres, les sorties.
Investissement dans une petite piscine pour marquer les vacances. Alors que j’avais dis « plus jamais » lol

Tout au long de l’année, un œil sur les chiffres, sur ce qui se passait à l’étranger aussi.
A la rentrée on espérait, comme tant d’autre, ne pas « replonger ».
Gabi est rentrée en 6 ème, Valou en CP. Grosse année en perspective.
Le train train de l’école/boulot et les inquiétudes ont repris

Le stresse a monté de plus en plus, jusqu’à refaire des insomnies.
On avait pris la décision de faire porter des masques aux enfants au moment ou l’état l’a décidé obligatoire pour eux.
Bien sur que ce n’est pas drôle, pas agréable, bien sur qu’on voudrait un monde safe, sans ce virus, mais il est là, avons nous vraiment le choix?
Certain diront qu’il faut vivre avec, que ceux qui doivent mourir…ben qu’ils meurent.
Merci pour ceux qui sont à risque, qui ont de longues années à vivre devant eux en « bonne santé », à qui le virus pourrait déglinguer la vie ou même la raccourcir drastiquement.
Parfois je leur en veux moins: le déni est humain surtout quand la situation est difficile et le danger invisible.
Parfois j’ai des idées moins charitables.
Cette crise ne fait pas remonter à la surface le meilleur des gens. Nous inclus.

Bref.
Un nouveau confinement à l’automne, plus léger. Très bien vécu à la maison même si j’aurais préféré avoir mes pitchouns avec moi, tout le temps. Alex est passé en télétravail (toujours en cours depuis). Valou aurait bien aimé un confinement total, pas Gabi pour qui le collège est presque une révélation: passionné par ses profs et ce qu’il apprend. C’est un bonheur de le voir comme ça.
Foutu virus qui privent les enfants d’une vie « normale », de petits ou grands bonheurs. Qui privent tout le monde.
Mais tant qu’il y a de la vie…les plaisirs reviendront!

Puis décembre et l’idée de fêtes de fin d’année.
Nous avons craqué et avons fêté Noël en famille (comprendre, pas à 4 😉 ). En prenant toutes les précautions possibles (vérification que personne n’étaient malade, pas de cas aux écoles des pitchouns, pas de câlins ou d’embrassade…).
Cette journée nous a fait du bien. Oh combien.

Au final, une année de haut et de bas, d’inquiétude, de stresse, de découverte, d’espoir, d’incompréhension parfois.
Une année de montagne russe émotionnelle. De grosse surprise, de grosses colères aussi.
Une année à prendre soin de nous au mieux.

Alors nous savons: les enfants ne semblent pas « à risque », c’est rabâché encore et encore.
Si ils n’ont pas été les plus touché jusque là, il n’en reste pas moins qu’en 2020 un certain nombre ont eu besoin d’être intubé à cause du coronavirus. Certains gardent des séquelles.
Je pense que certains enfants sont décédés de ce virus, mais pas officiellement, parce que pas en service covid et que ça ferait « tâche », parce que « les enfants ne l’attrapent pas » alors on ne test même pas, etc.

Comme d’habitude, la vie n’est pas toute blanche ou toute noire. Mais en niveau de gris.
Et encore une fois, nous préférons prendre des précautions « pour rien » que de se dire « si j’avais su ».
Mais comment savoir si c’est « pour rien »? Impossible à prouver. Aux yeux de certains nous aurons de toutes façons toujours tord. Alors à quoi bon leur expliquer quoi que se soit. J’ai renoncé.

Depuis le début, nous considérons que les médecins ne connaissent pas très bien ce virus (même un an après). Et on ne peut pas leur en vouloir. Mais c’est vrai que dans notre parcours, nous avons pris l’habitude de ces incertitudes médicales.
Je prends toutes les info, les statistiques, avec des pincettes.
Et je n’écoute pas ceux qui disent que « ce n’est rien », je les trouve indécent pour les familles qui ont perdu un proche. Toutes les vies comptent et leur chagrin est bien réel. Quand vous faites partie des stat, ce n’est pas à 0.02% mais bien à 100%.

Nous n’avons pas « arrêter de vivre », nous avons juste reporté les festivités. Mais comme je l’écris un peu plus tôt, nous sommes des casaniers. Bien que certaines personnes nous manquent beaucoup, les fiestas et grosses réunions pas tant que ça.

Par contre il y a beaucoup de choses que nous avons vécu assez douloureusement. Encore maintenant.
La grosse claque a été de ce rendre compte qu’une partie de nos contemporains soient si égoïstes et égocentriques. Je suis tombée de haut, naïve que je suis.
Certains discours, certains comportements, m’ont fait complètement disjoncté tellement j’étais stressée, en colère et atterrée de cette bêtise ambiante, cette violence qui s’installe, l’intolérance de notre époque. Et l’égoïsme.
D’où le besoin de revenir ici, de raconter, d’écrire, d’exorciser.
Je sais que je ne suis pas seule à avoir peur, à être en colère. J’estime que c’est normal vu notre parcours. Le côté positif, c’est que je me fous de plus en plus de ceux qui pourraient me juger trop « parano ».

Alex vit en générale un peu mieux la situation que moi. Il s’avait déjà qu’il n’y avait pas grand chose à attendre des autres, alors il n’est pas déçu. Les gestes barrières sont devenus une seconde nature pour lui, et le télétravail lui convient. Beaucoup d’inquiétude pour les enfants, forcément. Mais il est plus résilient que moi, plus fataliste aussi je crois. Mais par moment lui aussi a eu ses coups de calgon qui pouvaient être assez radicales 😦

Nous estimons que nous n’aurons jamais tord de protéger nos enfants.
Nous préférons faire « trop » que « pas assez ».
Je ne le dis pas pour me justifier, mais pour les parents qui se sentent incompris, ou même coupable de stresser, à qui l’entourage fait la moral parce qu’ils sont sois disant « parano ». Ben non, vivez la situation du mieux que vous pouvez, protégez vous comme vous le pouvez. Quoi que vous fassiez il y aura toujours quelqu’un pour vous critiquer, c’est la seule certitude. Alors gardez en tête que vous n’aurez jamais tord de faire au mieux pour vos enfants!
(le bunker anti atomique n’est tout de même pas conseillé 😉 )



Nous concernant une des solutions que nous utilisons pour nous « protéger » c’est de « couper les liens » avec les personnes dont les discours nous insupportent. Concrètement c’est surtout sur les réseaux sociaux que nous avons fait du « ménage ». IRL la question ne se pose pas puisque nous avons choisi de voir très peu de monde.
C’est un peu radicale mais efficace : nous subissons beaucoup moins d’énervement .
Bref on se fait du bien en laissant notre côté naturellement prendre le dessus : casaniers et associables lol

Si il y a une chose de positive dans cette crise c’est bien ça : nous assumons nos positions et ne perdons plus notre temps à nous justifier. C’est toujours ça de gagné.

Voila, c’était notre rétrospective de l’année 2020.
Histoire de « poser le bagage » quelque part, pour s’en souvenir mais sans avoir à la trimballer tout le temps 😉

Clap de fin

Ouep.
Toutes les bonnes choses ont une fin. Y compris ce blog.

De toutes façon, on l’a bien vu, il est a l’abandon depuis un certain temps.
Alors pas d’acharnement thérapeutique!

Ce n’est pas que je n’ai plus rien à dire (ou écrire 😉 )
Mais les choses changent. Et c’est bien.

En 2013 j’ai vraiment eu l’impression de voir ma vie s’écrouler autour de moi, morceau par morceau, et je me suis accrochée à ce que j’ai pu.
Aujourd’hui, avec le recul, on voit que les événements se sont passés aussi bien que possible. Mais à l’époque, l’annonce de la cardiopathie de notre loulou a été un sacré coup de massue. Et il n’y avait pas que ça qui nous pesait, c’était juste l’étape ultime, le big boss de fin de niveau!

J’ai ouvert ce blog pour exorciser mes peurs et apprivoiser ce qui était en train de nous arriver.
J’ai souhaiter donner notre témoignage, et avoir un peu de soutient.

Ensuite j’ai au envie de partager: nos bonheurs, nos tristesses, nos stresses. Nos fiertés. Nos réussites. Notre vie quoi.
Montrer qu’après le parcours médical, la vie reprend le dessus 🙂

Objectif atteint non? 😉

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Depuis quelques temps je fais un gros boulot sur moi.
A la recherche de plus de sérénité.


Beaucoup de réflexions, de questionnements, de découvertes.
Mes envies, mes besoins, mes relations avec mon entourages, s’en trouvent bousculés.

Cet espace est principalement suivit par des personnes qui me connaissent « In real life ».
Ce n’est pas que je n’ai plus envie de partager avec eux, au contraire. Juste plus de cette façon.
D’autant que j’ai remarqué que plus je donne de nouvelles, moins j’en reçois.
On s’appelle, on se fait une bouffe? C’est peut être aussi sympa comme ça non? 🙂

J’oublie (trop souvent) que les gens ne sont pas tous bienveillant, et que certains nous jugent férocement.
Le blog leur fournissait trop de bâtons pour me battre.
Arrêter c’est une façon de prendre soin de moi, de nous.

Arrêter c’est aussi donner un peu plus de temps à mes petits coeurs, la tête davantage présente.

 

Le sujet du blog c’était avant tout la cardiopathie de Valou, et les conséquences sur notre famille.
Aujourd’hui il y a beaucoup à dire sur d’autre sujet, moins sur celui ci.
La cardiopathie est toujours là, avec ses conséquences, ses petits traumatismes et des étapes à franchir dans plus ou moins longtemps.
Mais finalement rien de nouveau.

Pour ces raisons, et d’autres encore, je ne vais plus alimenter ce blog.

Je ne vais pas le supprimer, car une partie des personnes qui arrivent ici est concernée pas les cardiopathies en générale, et la tétralogie de Falot en particulier. Ces personnes ont des questions et des inquiétudes. Si ils peuvent trouver un tout petit peu d’aide et de réconfort dans mes écrits, se sentir moins seuls, alors c’est important que le blog reste accessible.
Suivant ce que la vie nous réserve, il y aura encore quelques articles à écrire.
J’espère vraiment que ce n’est pas pour tout de suite.
Et si les prédictions de la cardio sont justes, ce ne serra pas à moi de les écrire.

Je vais supprimer tout le reste : les travaux, notre vie au quotidien, mes coups de gueule, etc.
Parce que ça n’a pas vraiment de place ici.

Et puis…
Je vais continuer d’écrire notre vie.
Parce que j’en ai besoin. Et que j’aime les mots.
Mais je le ferais de façon plus intime 🙂

 

Une page se tourne. Non sans émotion. Mais il est temps.

Et si, vous qui passez par là, les nouvelles vous manquent, n’hésitez pas à m’envoyer un mail!!
C’est avec plaisir que je vous répondrais!!

Bisous à tous
Et si vous le souhaitez: à bientôt.
IRL 🙂

 

RDV cardio debut juillet

Début juillet nous sommes aller au rdv cardio de Valou bi-annuel.

Pour une fois j’y suis aller seule avec les deux loustic. La première fois qu’Alex n’était pas présent.
Nous avons eu un peu d’appréhension, de petits restes de superstition.
Nous nous souvenons tous les deux très bien que la 1ere fois, il y a presque 4 ans: Alex ayant des soucis au travail j’avais proposé d’aller seule au rendez vous, pour qu’il n’arrive pas en retard et qu’on ne lui en fasse pas le reproche.
Heureusement qu’il ne m’avait pas écouté et qu’il était avec moi. Je ne sais pas comment j’aurais tenu debout seule, comment j’aurais pu lui annoncer la nouvelle. Le « retard » au boulot c’était transformer en absence. A en reparler j’ai des flash de cette journée…brrr autant ne pas y penser!

Revenons donc à notre présent, beaucoup plus gai 🙂

La cardio était très contente, tout va très bien.
Une artère pulmonaire est toujours plus petite que sa soeur jumelle, mais les gradients sont « bons », donc aucune alarme, aucune urgence. Tout va bien 🙂
J’ai reparlé de la pose possible du stent. J’ai eu davantage d’explication.
Notre cardio pense qu’il sera possible de le faire, si il est nécessaire, en même temps que la greffe de valve pulmonaire.

A ce sujet elle m’a expliquer qu’avant les médecins attendaient le plus longtemps possible, qu’ils greffaient une valve vers 40 ou 50 ans, mais sur des coeurs possiblement plus fatigué. Ils ont désormais un peu plus de recul et actuellement ils privilégient d’opérer en fin de croissance/adolescence, pour que le coeur ne se fatigue pas, que les suites opératoires soient meilleurs.
D’ici que Valou ait cette opération, il y a toutes les chances qu’elle se pratique par cathé.

Que de bonnes nouvelles donc.

D’ici là, les médecins auront 15-20 ans de plus de recul sur le sujet.
Les choses seront peut être encore mieux adaptées, l’opé par cathé devrait être encore améliorée. Possiblement les valves mécaniques ou biologiques auront une plus grande espérance de vie, etc.

Du côté de Valou :
Nous lui avions parlé de la visite chez le médecin, nous commençons à lui parler de son coeur réparé, de sa cicatrice.
Quand nous lui avons (ré) expliqué l’examen (le stylo et la télé pour regarder le coeur) il nous a dit que « la crème est froide » (= le gel) signe qu’il se souvenait de la dernière visite.
Il a été adorable, n’a pas bronché, c’est laissé faire.
Alors qu’il n’avait pu faire qu’une demi sieste et qu’il se réveillait à peine dans mes bras.
Je suis méga fière de lui 🙂

Avec la doc nous avons également parlé de l’association « petit coeur de beurre », mise en lumière ces dernières semaines par la sortie du livre de Natasha St-pier, marraine de l’association.
Elle n’existait pas en 2013/2014. Je m’étais alors tourné vers une autre association et surtout son forum ou j’avais pu avoir des réponses et du réconfort.
Peu avant l’opération curative, je me suis inscrite sur un groupe FB. J’ai apporté quelques réponses, mais le format ne me convient pas. Trop de monde, trop de réponse. Trop réseau sociaux.
Aujourd’hui je ne vais que rarement sur le forum ou le groupe FB. Mais je pense m’investir dans cette nouvelle association, notamment parce qu’il y a une antenne locale.
Comme évoqué ci dessus, j’ai pu avoir des réponses (même si souvent ce sont des « non-réponses », chaque cas étant unique) et du soutient. Je sais à quel point c’est important dans ces moments là.
Je souhaite à mon tour aider et soutenir.
La doc m’a encouragé dans ce sens 🙂

 

Voila les dernières news.
Prochain RDV dans un peu moins de 6 mois.

52 semaines de gratitudes : un défi relevé

Liste de gratitude again, en mode « je rattrape mon retard abyssal »!! lol

Un défi relevé….
De quoi pourrais je bien parlé?

Peut être de toutes ces petites décisions que je prends depuis le début de l’année, pour que la vie soit plus belle?

Ou non, tiens, je vais vous parler du badminton!
Ouep!

Je suis inscrite dans un club de bad depuis…oula…au moins ça!
Je dois en faire depuis presque 10 ans (my god!), au début sur le temps de midi, sans être dans un club. Genre « inter entreprise ».
Et puis proche de chez moi, il y avait un club qui proposait des cours pour débutant le mercredi soir, je me suis inscrite, et depuis j’y vais une fois (presque) toutes les semaines. Mis à part pendant mes grossesses, ou quand je me suis fait mal au genoux (en ski), ou j’ai fais de gros arrêts, je suis plutôt régulière.
C’est un vrai moment de plaisir pour moi, et de décompression.

Pendant des années, malgré les cours, je n’ai pas beaucoup évolué.
Faut dire, il y avait une petite voix dans ma tête qui me répété sans arrêt « laisse, tu ne vas pas y arriver, tu es trop nulle ». Encourageant n’est ce pas?!! lol
En début de 2016, j’ai eu envie de faire la peau à cette petite voix, je me suis efforcée d’abord de ne pas l’écouter, ensuite de modifier ce qu’elle disait.
Je suis ainsi passer de « t’es trop nulle » => « c’est pas trop mal » => « tu peux le faire » et dernièrement il y aurait peut être même « bouge tes fesses »!! lol

Ben ça change vraiment beaucoup de chose : je me surprends à récupérer parfois des volants que je n’aurais jamais pensé pouvoir.
Après j’ai encore une bonne (énorme!! lol) marge de progression 😉
Mais ça fait vraiment du bien à mon petit ego ! lol

Bref j’essai de partir du principe que je peux y arriver, mais que pour ça il faut surtout que j’essaie!
Depuis un an, je m’efforce de changer le regard que je peux avoir sur moi, et de tenter les choses plutôt que de me complaindre dans le « je suis nulle et c’est comme ça ».
Franchement, c’était un sacré défis, quand on sait à qu’elle point je peux manquer de confiance en moi!!!

En septembre on m’a proposé de participer à des tournois d’interclub.
Pour moi ça, c’était…énorme!
Avec l’image que j’avais de moi, l’idée de faire partie de ce genre d’équipe, c’était juste…impossible!
Et ben je ne sais comment c’est arrivé, mais j’ai dis oui…et même que je trouve ça sympa!!!
Pourtant mes résultats sont loin d’être exceptionnel mais bizarrement ça ne me démoralise pas autant que je l’aurais cru, ou que ça aurait pu l’être il y a quelques années. Peut être parce qu’avant ça confirmait ce que je pensais, à savoir que j’étais nulle, alors qu’aujourd’hui je me dis que je dois m’améliorer et que c’est un nouveau défis!
( En parallèle je me suis inscrite aussi à de la gym douce. Moi qui avait ça en horreur! Ben…je trouve ça sympa! Même les séance d’abdo! )

Bref y’a eu un petit déclic quelque part. Presque insignifiant et de façon silencieuse.

Dernièrement j’ai relevé un autre défis, toujours en lien avec le Badminton.
Je me suis inscrite à un tournois.
Bon sur le coup, c’étais une idée sans réfléchir (heureusement sinon je ne l’aurais pas fait!), pour rendre service (il manquait une personne) un coup de folie.
Je ne vais pas mentir: il y a eu des moments ou je me suis dis que j’étais naïve, pas à ma place, complètement à côté de la plaque.
Et puis bon, j’étais inscrite alors j’ai décidé d’essayer de faire de mon mieux.
Ça m’a stressé, mais pas autant que je l’aurais cru. Il y a quelques années je pense que je n’en aurais pas dormis pendant plusieurs jours!! lol

En parallèle, je me suis même investi d’avantage dans le club (en donnant un coup de mains à la buvette, lors de ce fameux tournois. Chose que je n’aurais jamais fait avant non plus par peur et timidité!) et j’envisage même de faire partie du bureau du club!

Si on m’avait dit tout ça il y a un an, je ne l’aurais vraiment pas cru.
Je le fais sans trop me prendre la tête, je sais que je ne réussirai pas certain truc, mais ce n’est pas grave. Je finirais par y arriver et c’est ça qui est important. Et je ne suis pas seule 🙂
Je prends beaucoup de plaisir à jouer, je rencontre du monde, j’apprends à connaitre les gens du club (ce que je ne faisais pas avant, par timidité, ne me sentant pas à ma place, pas « légitime »).
C’est vraiment agréable de me lancer dans cette aventure, de sentir que je fais partie de quelque chose.

Alors voila, tous les petits (ou gros ^^) défis que j’ai pu réaliser cette dernière année, concernant seulement le badminton ^^

Tout naturellement c’est donc au club de bad que je vais dire MERCI, aux personnes qui jouent avec moi, à leur indulgence vis à vis de mes maladresses, de ma tendance « coquille d’huître » ou bavarde au choix, à leur bonne humeur, leurs conseils, leurs encouragements et tout le reste.
Et de m’avoir poussé à me dépasser !

Thinks!!!

🙂

52 semaines de gratitude : quelque chose d’inspiration

Rha j’ai laissé tomber le blog, un peu, et la liste de gratitude, beaucoup.
Je n’ai fais que les  5 premières semaines. pffff 😦

Aller aller, on reprend, on essai, on écrit!
number 6 : quelque chose d’inspiration (ce qui vous inspire au quotidien par exemple)

Je me sens bloquée sur pas mal de sujet actuellement, trop de choses en mouvement encore, rien de défini ou de concret…aie aie.

Alors si je dois remercier « quelque chose d’inspirant » c’est peut être justement cette liste de gratitude? qui va me permettre de reprendre, je l’espère, le clavier, et enfin publier quelque chose. Au lieu de tourner en rond dans mes pensées ^^

Aller, go!

Et donc : Merci Adeline Juliette et ton blog  Mon P’tit Trésor